Le créatif est un athlète comme les autres

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6 juin, 2018

Le créatif est un athlète comme les autres… Ne vous étouffez pas en lisant cette phrase. Au delà du choc – bon d’accord ce n’était qu’un maigre intérêt, mais vous êtes là et c’est bien le principal pour ma DirCom qui voulait que j’écrive un article… Mais soit, je disais donc. Au delà du choc qui vous a fait cliquer sur cet article pour en comprendre le raisonnement foireux ingénieux, vous vous demandez toujours comment diable le créatif en agence peut être comparé à un athlète.
Prenez une photo d’athlète sur Google, fixez le premier créatif qui passe devant vous et comparons ensemble. Ne vous inquiétez pas, cet article n’est pas participatif, je ne vais pas vous demander votre avis.

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N.D.A. (Note De l’Auteur, pas un Non-Disclosure Agreement) :
Veuillez notez que j’inclus femmes, hommes et transgenres sans pour autant utiliser l’écriture inclusive. C’est de la flemme plus qu’une conviction.

N.D.A. bis :
Étant moi-même créatif, cet article est diaboliquement partisan. Mais j’ai aussi dit que je ne demandais pas votre avis.

Le corps d’un athlète ? Probablement pas.

À première vue, un athlète, c’est un grand sportif dont l’abnégation lui fait perdre des litres de sueurs qui sculptent son corps. Alors qu’un créatif, vous le voyez plutôt en train de boire des litres de ___________ . Vous pouvez mettre le nom de l’alcool que vous voulez, ce n’est pas totalement faux même si ce n’est pas toujours vrai. Certes, il peut y mettre beaucoup d’abnégation aussi. Mais nous ne pointerons pas du doigt les piliers de comptoir et autres alcooliques bien peu anonymes. Nous n’avons pas assez de doigts sur les mains pour ça.

Il convient de souligner malgré tout que certains créatifs ont un physique digne des athlètes, mais nous ne nous attarderons pas sur le sujet. Pas par jalousie, quoique, mais surtout parce que parler de poids ou de graisse n’est clairement pas le propos de cet article. Nous conclurons donc qu’en moyenne, un créatif n’a pas le physique d’un athlète.

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C’est maintenant la 4e fois que vous pensez que cet article ne sert strictement à rien, mais il fallait balayer tout le sujet et ça devient intéressant juste après. Ne partez pas. Pensez à ma DirCom.

L’état d’esprit d’un athlète ? Possiblement oui.

Un athlète vise la performance, le dépassement de lui-même. Et bien c’est la même chose pour un créatif. Chaque jour, il doit trouver des idées. Nouvelles de préférence. Géniales si possible. Et qui atteignent les objectifs fixés toujours plus haut, toujours plus loin.

Il est là, le vrai parallèle avec l’athlète. Le créatif doit effectuer des sauts créatifs. Certains imaginent le créatif comme un être qui n’a jamais grandit, un Peter Pan avec un sweat shirt gris barré d’un gigantesque « Don’t grow up it’s a trap » et qui joue à la marelle ou va se cacher au fond de la cour pour fumer avec son meilleur pote. Que nenni. Et j’arrêterai ici les interruptions intempestives du style : il se peut que ce ne soit pas complètement faux, que le créatif peut fumer, qu’il doit garder un esprit frais et une candeur propice à la pensée oblique… parce que ce n’est pas le sujet. Non donc. Le créatif a l’état d’esprit d’un athlète car il passe ses journées, et parfois des nuits, à faire des sauts créatifs.

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Le saut créatif, la discipline du créatif en agence.

Le saut créatif se cache dans le fait de trouver des idées pour faire passer un message marketé. Bon, vous le savez, donc on ne va pas revenir sur sa définition ou sa nécessité. Parlons plutôt de la discipline que cette discipline requiert. Tels le saut de Fosbury, qui aurait pu/dû être créatif en agence, les sauts créatifs doivent étonner et répondre à un besoin de manière ingénieuse, innovante. Ils peuvent comporter des twists, loops, axels et boucles piquées, en début ou en fin d’envol. Des rebondissements comme le triple saut. Ils peuvent être épiques ou comiques. S’envoler ou tomber à plat. Le créatif cherche à sauter le plus loin possible en retombant proprement sur ses pieds. Et ce, toujours avec panache. Mais à la différence des athlètes qui se sont mis à utiliser le saut en rouleau dorsal après que Dick l’ait passé, désolé mais c’est vraiment son petit nom, les saut créatifs doivent être différents d’un saut existant.  L’essentiel étant de ne pas retomber sur place. Parce qu’un saut en longueur de zéro mètre, ça ne sert à rien et ça ferait bien rigoler tout le monde. C’est valable pour n’importe quel athlète, créatif ou sportif.

La discipline est organisée et le créatif en agence ne saute pas pour lui-même, même si nous pourrions discuter de ce point lors d’un prochain article. Il saute pour un annonceur. Il est sponsorisé par une agence. Il est managé par un directeur de création. Il est jugé par les 3 et bien plus encore. Car le monde entier, cette partie dépend du plan média et des RP, peut commenter et analyser son saut, des membres de sa congrégation, aux amateurs du monde de la com’, jusqu’aux (télé)spectateurs qui n’avaient pas forcément demandé à le voir.

mathieuV4 Le créatif est un athlète comme les autresarts director club – by DDB

Une discipline et ses dérives.

Comme toute discipline, il y a l’excellence et la médiocrité. Du beau et du pire. Car si les créatifs doivent repousser sans cesse les limites de la créativité dans les règles de l’art, certains peu scrupuleux se dopent en essayant de reproduire des sauts existants. D’autres sautent en utilisant diverses aides extérieures pour changer les conditions initiales. Et il y en a même qui affirment avoir sauter alors qu’il n’en est rien. Ces pompes, ghosts, falsification de résultats, jettent l’opprobre sur l’ensemble de la discipline.

Heureusement, la lutte antidopage existe aussi pour les créatifs. Des organismes, des jurys ou des chevaliers solitaires comme Joelapompe, scrutent et pointent sans relâche les mauvais sauts pour que le saut créatif reste une discipline propre et belle.

La compétition en ligne de mire.

Il ressemble de plus en plus à un athlète dans votre esprit et vous noterez que le créatif a aussi ses compétitions. Et il rêve que ses performances le qualifient pour y participer. Il existe une différence majeure avec les autres athlètes. Un seul saut créatif peut lui faire gagner une compétition. Le faire monter sur la plus haute marche du podium. Et une fois sous le feu des projecteurs, le créatif remercie aussi l’ensemble de son équipe, son sponsor et ses parents. Parce que s’il a fait ce saut, c’est grâce aux autres… Enfin c’est ce qu’il doit dire au risque de passer pour un de ces athlètes qui a la grosse tête.

Les compétitions sont un graal pour le créatif. Comme les meetings, les championnats nationaux ou internationaux ou même les jeux olympiques, elles valident les sauts des créatifs en offrant une médaille pour ne jamais l’oublier. Si l’or, l’argent, le bronze sont les mêmes que pour les mêmes que pour les athlètes, les médailles du créatifs sont, comme le mot créatif le laisse penser… plus créatives. Ses médailles à lui sont en forme de crayons, de lions, de statuettes, de boules, de cubes… et peuvent même être en titane, en glace, ou en bois avec des couleurs ou pas. Un créatif ne se refuse rien, surtout pour se récompenser.

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Une carrière à gérer.

Vous avez déjà vu un athlète de 57 ans en compétition? Le constat est le même pour le créatif. Son talent inné ou travaillé n’est pas gage de futurs succès. C’est pourquoi après les compétitions, il peut mettre en avant sa forme du moment pour renégocier son contrat de sponsoring ou en trouver un autre. Oui, il le fait. Et alors? Il doit bien gérer sa courte carrière. Comme n’importe quel athlète, le créatif a besoin d’argent pour vivre et, nous avons déjà abordé son abnégation…, il faut bien payer les tournées. Et si vous regardez bien la presse spécialisée, les CBNews, Stratégies et autres Adweek qui sont nos L’Équipe, France Football et Sports Illustrated, il y a un véritable mercato créatif chaque année.

La vérité, c’est que passé un certain âge, le créatif doit se reconvertir. Il peut, entre autre et s’il ne choisit pas de se retirer au fin fond de l’Ardèche, devenir directeur de création et entraîner des futurs grands champions du saut créatif. Mais comme pour les athlètes, être bons en saut créatif ne garantit pas d’être un bon entraîneur. Different game. Different rules.

Concluons si vous le voulez bien.

Ici, je m’adresse surtout aux créatifs qui ont eu le courage et l’abnégation… Tiens, les créatifs en ont beaucoup tout compte fait… Voilà qui pourra animer votre prochain repas de famille et faire fermer le clapet du beauf-qui-s’entretient-plus-que-vous : vous pourrez lui dire que vous êtes un créatif qu’un créatif en agence est un athlète comme les autres. S’il ne vous croit pas, partagez-lui cet article, ne pas être du milieu et le lire devrait le mettre au supplice, ce qui est déjà une victoire en soi. Bon appétit. likez cet article et retournez sauter.

Pour les autres qui sont arrivés au bout. Merci. Likez cet article avant de retourner à votre vie.

 

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