Internet a-t-il changé les habitudes de divertissement des 7-12 ans ?


Social Media

Regarder en streaming des séries, dessins animés, échanger avec leurs amis ou encore combattre des joueurs en ligne via des personnages fictifs, ces activités sont-elles devenues le quotidien des 7-12 ans ?

Confortablement ancré dans notre quotidien, internet a re-dessiné les contours de nos habitudes de consommation sous de nombreuses formes. De l’achat, au traitement de l’information en passant par les loisirs, quasiment aucun pan n’est épargné pour chaque génération.

Et si une génération devait subir une mutation plus profonde que les autres dans ses activités récréatives, celle des digitales natives et en particuliers les “7-12 ans”, âge charnière de l’apprentissage, serait en théorie la première impactée.

Pour appuyer ce point, de nombreux indicateurs en témoignent. Comme par exemple, l’augmentation de la durée de consultation sur internet ( 5h30 VS 4h30 par semaine en 3 ans) ou encore le taux d’équipement de tablettes des 7-12 ans qui rejoint celui de leurs aînés (29%)*.

 

La télévision : leader indétrônable du divertissement

Image 2 TV leader 300x200 Internet a t il changé les habitudes  de divertissement des 7 12 ans ?

Mais la démocratisation d’internet signifie-t-elle forcément la fin prématurée des rendez-vous matinaux passés devant les dessins animés ? Bien que le web connaisse un accroissement de sa consultation, il n’est cependant pas synonyme d’hégémonie vis-à-vis des autres médias dits classiques. En effet, “le petit écran” reste de loin le média le plus prisé des 7-12 ans (9h30 par semaine)**.

Quant aux 2 autres activités phares, les jeux vidéo et la lecture, elles ne sont pas en reste. Pour les jeux vidéos, la présence des consoles de jeux dans les salons a augmenté de 11% en 3 ans.

Quant à la lecture, les 7-12 ans la pratique toujours plus que les autres tranches d’âge des digitales natives (4h vs 3h30 et 3h10 pour les 2-6 ans et les 13-19 ans).

Bien que n’étant pas l’activité majeure des 7-12 ans, le web demeure solidement ancré dans leurs habitudes de consommation de divertissement.

 

Une valorisation des autres divertissements dits classiques via internet

Image 3 Une valorisation des autres divertissements  300x200 Internet a t il changé les habitudes  de divertissement des 7 12 ans ?

De là se pose la question de l’activité pratiquée sur Internet par les 7-12 ans. Et contrairement à leurs aînés, le temps considéré comme “perdu” à errer sur la Toile ne représente qu’une infime part de leurs activités récréatives. En effet, la consultation multi-écrans d’internet n’étant pas un frein aux autres activités, elle favorise au contraire la consommation des divertissements “pionniers” des 7-12 ans.

Ainsi 82 % d’entre eux regardent des vidéos (dessin animés, émissions jeunesse, séries…) et 56% les consultent en replay (ex : Tfou Max, Gulli)  lorsque 62% jouent à des jeux en ligne. Elles sont considérées, avec l’écoute de la musique, comme étant de loinles activités les plus pratiquées sur ordinateurs, tablettes et smarphones tout confondu.

 

Vers une habitude de consommation différente

S’il est indéniable qu’internet est installé dans les habitudes de divertissement des 7-12 ans, son impact ne se situe donc pas sur le fond en se concentrant majoritairement sur la consommation de programmes télévisuels et contenus vidéo ludiques, mais sur la forme.

En effet, internet est un média favorisant la consommation du “partout, tout le temps”. Il offre, par rapport aux générations passées, une autonomie plus importante et par la même occasion une consultation solitaire des contenus. Son public est de ce fait une cible plus difficile à appréhender que par le passé.

Aux marques et média d’analyser désormais comment et où délivrer leurs messages et contenus directement vers les enfants de cette tranche d’âge devenus suffisamment autonome pour choisir ce qu’ils veulent…et surtout ce qu’ils ne veulent pas !

Une évolution dont les acteurs de certains secteurs, notamment audiovisuels et jeux vidéo, ont déjà pris les devants avec brio mais qui, en parallèle, creusent sensiblement et rapidement l’écart avec d’autres secteurs moins matures sur le sujet.

L’adaptation au profit de l’inertie sur la forme du contenu proposé est donc la clé pour répondre aux besoins d’une cible devenue plus rapide, plus autonome et plus décideuse dans son choix de divertissement.

 

https://www.ipsos.fr/communiquer/2015-02-18-junior-connect-2015-ecrans-toujours-plus-nombreux-mais-presse-jeunesse-toujours-puissante

** https://www.e-marketing.fr/Thematique/Medias-1006/Breves/Les-moins-de-20-ans-et-leurs-ecrans-236455.htm

 

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