De l’objet connecté au transhumanisme


User Experience

A une allure vertigineuse, les objets connectés s’invitent dans notre quotidien pour nous faciliter l’existence ou nous motiver à adopter des habitudes plus saines. Jusqu’à peut-être, un jour, faire partie intégrante de nous.

Les applications smartphone de santé type Sleepcycle (traqueur de sommeil) ou Waterlogged (application qui vous motive à boire une quantité suffisante d’eau chaque jour) sont déjà presque has been. Les objets connectés représentent une part considérable des technologies émergentes de cette décennie et détrônent peu à peu les écrans, intégrant le monitoring directement au coeur de nos habitudes.

 

Figure 1. Le cycle du hype selon Gartner pour les technologies émergentes. Via gartner.com

HC ET 2014 De l’objet connecté au transhumanisme

Du réfrigérateur intelligent qui surveille les dates de péremption des produits au projet Skinput transformant le corps en écran tactile, ces technologies ne sont plus du domaine de la science-fiction mais bien réelles. Philip K. Dick et Ray Bradbury n’étaient, au final, que les visionnaires d’une époque vouée à se réaliser en partie.

 

L’objet qui prend soin de nous

Comme leurs aînées les applications mobiles, et souvent encore liés à elles, les objets dédiés à une meilleure hygiène de vie connaissent un essor impressionnant. Tels des gardiens, ils nous offrent la possibilité d’être cadrés ou de suivre facilement notre progression :

  • Un pèse-bébé intelligent pour suivre la croissance de son enfant ;
  • Une balance qui échange avec le smartphone pour observer les variations de poids ;
  • Et même une cigarette électronique connectée pour analyser votre consommation quotidienne afin d’arrêter plus facilement !

Et même si notre frigo n’est pas connecté, Evian a la solution – dédiée à l’achat de son eau, bien sûr. La Smart Drop, magnet intelligent, se colle sur la porte du réfrigérateur et permet de passer commande d’eau potable livrée directement à domicile par Evian.

 

Fig 2. Smart Drop.

evian smart drop1 De l’objet connecté au transhumanisme

La marque Nike a bien compris le potentiel de cette technologie depuis des années. Le succès de son capteur connecté Nike+ en est une preuve flagrante. Associé au bracelet connecté Fuelband et à l’application mobile dédiée elle permet de tracker ses progrès sportifs, ses parcours, les calories brûlées ou encore entretenir son esprit de compétition en comparant ses performances à celles de ses amis en ligne. En outre, tout ceci est intégré à un véritable écosystème social media permettant de publier ses progrès, et notamment sur Facebook, grâce à l’OpenGraph.

Les constructeurs high-tech se lancent également dans le “glance media”, ces objets affichant des informations visibles et compréhensibles en un seul coup d’oeil. C’est ainsi qu’Apple, Sony et Samsung, parmi tant d’autres, se lancent dans la montre connectée.

Du bracelet Jawbone à l’Apple Watch, de l’Oculus Rift dont Facebook a acquis la technologie aux Google Glass, le “wearable device” s’adapte de plus en plus à la mobilité du corps humain. La technologie est de plus en plus minutieuse, jusqu’à offrir des solutions qui, comme la lentille de contact Google mesurant le taux de glucose lacrymal, se situent à la frontière du concept d’humain augmenté.

Le traducteur instantané fait déjà partie des technologies émergentes des années à venir. De son essor à un implant sous-cutané traducteur, peut-être n’y a-t-il qu’un pas ? A quand une puce permettant de stocker et revoir ses souvenirs, comme celle de la série Black Mirror ? Nous sommes déjà à l’aube du Wireless Body Area Network.

Quoiqu’il en soit, les domaines de la maison, du sport et de la santé connectés, ainsi que du divertissement, font déjà l’objet d’opérations prometteuses de la part des marques, et surtout, d’initiatives visant à simplifier la vie des utilisateurs sans être intrusives. A nous de faire perdurer cet état d’esprit.

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