Comment l’UX Design peut-il favoriser le Growth Hacking ?


User Experience

Avant d’aborder la façon dont le design d’expérience utilisateur (UX Design) peut impacter les pratiques de Growth Hacking, commençons par définir ces deux mots qui ne sont pas que des buzz words.

L’UX Design est un processus de travail consistant à penser et à concevoir un site web ou une interface de sorte à ce que l’expérience vécue par l’utilisateur soit la plus agréable possible.

Le Growth Hacking est un ensemble de techniques permettant de faire croître un business de façon très rapide. A nos yeux, il s’agit plutôt d’une façon de vivre et de travailler. Tout doit être pensé au sein des équipes pour renforcer la croissance de l’entreprise de façon continue.

Bien qu’il s’agisse de deux approches pouvant différer, l’UX Design et le Growth Hacking se rejoignent et doivent être intégrés par les UX Designer.

 

Des objectifs différents, mais des points communs

L’UX Design a pour objectif d’apporter une expérience enrichissante à l’internaute quand le Growth Hacking a pour mission la multiplication de leads et donc la croissance de l’entreprise. Avouez qu’il y a bien quelque chose qui lie ces deux façons de penser ?

Malgré le fait que les équipes dédiées au Growth Hacking et à l’User Experience aient des objectifs différents, elles ont quelques points communs que nous allons évoquer ici :

La data. C’est le premier mot qui va réunir les deux typologies de métier. L’UX Designer va utiliser ces données pour comprendre ce que l’utilisateur va faire sur une page, pourquoi il va le faire, s’il pourrait le faire plus simplement ou plus rapidement. Le Growth Hacker va chercher à simplifier l’action au maximum en découvrant à quelle étape du tunnel de conversion la majorité des utilisateurs abandonnent, et ce afin de réduire au maximum ces abandons.

La créativité. C’est le deuxième lien entre les deux métiers. Pendant que l’UX Designer va penser à la solution la plus intuitive, le Growth Hacker va vouloir tester des centaines de variations dans un process de tests multivariés (MVT) ou plus simplement d’A/B Testing afin d’en définir la plus efficace.

Les deux parties du cerveau en action. Même si les deux métiers vont donner une grande importance à la Data, l’UX Designer va penser une solution plus humaine, plus créative. Quand le Growth Hacker, lui, voudra tester des centaines de solutions pour le titre d’une newsletter, l’UX Designer fera confiance à ses connaissances du produit ou de la cible afin de choisir un titre qui convertira le maximum d’internautes.

Pour que les utilisateurs aient envie de partager votre produit ou service avec leurs amis, il faut que l’expérience utilisateur ait été agréable. Si l’utilisateur n’apprécie pas la navigation sur votre site, il ne reviendra probablement pas, et en parlera d’autant moins à sa communauté.

 

Twitter a utilisé à la fois l’UX Design et les données issues de leurs techniques de Growth Hacking pour faire en sorte que l’utilisateur revienne régulièrement sur la plateforme. A ses débuts, le Growth Hacking prenait le dessus, avec un tunnel de conversion très rapide. Aujourd’hui, ce tunnel s’est allongé, afin que l’utilisateur comprenne mieux la plateforme et sache l’utiliser correctement. De plus, les données ont permis de définir qu’en suivant 30 personnes, on revenait plus régulièrement sur le réseau social. Ainsi, lors de la phase d’on-boarding on découvre plus d’informations afin d’apprendre à utiliser la plateforme et on vous propose de suivre environ 30 personnes. Chaque métier a alimenté l’autre de façon collatérale.

 

Dans certaines agences, comme c’est le cas chez DISKO, les UX Designers ont totalement intégré les techniques de Growth Hacking. Cela permet de concevoir des expériences qui sont à la fois agréables pour les utilisateurs et efficaces, afin de générer plus de leads.

 

5 conseils pour favoriser le Growth Hacking lors de la phase d’UX Design

      Automatisez les process au maximum

Quoi de plus horrible pour un utilisateur que de devoir remplir un formulaire d’inscription ?

En automatisant le remplissage de certaines informations du formulaire d’inscription, on peut atteindre une augmentation du taux de conversion de près de 40%. Certains blocs peuvent être définis sans trop de difficulté. Si l’utilisateur vous donne son code postal, vous pouvez définir la ville par exemple.

 

      Écrivez des histoires sur une colonne

Plutôt que de multiplier les colonnes avec de multiples informations qui pourraient être perturbantes, privilégiez une seule colonne informative qui mène à votre call-to-action. Cela donnera l’impression à l’utilisateur que vous racontez une seule histoire. Faites en sorte que l’histoire soit intéressante bien sûr.

 

      Recommandez votre meilleur produit ou service

Plus vous multipliez les options, plus vous multipliez les chances de perdre des utilisateurs. Autant vous dire que cela ne va pas plaire aux Growth Hackers. Même si vos différentes offres sont utiles, valorisez celle qui est la plus intéressante pour la majorité des visiteurs. Pour choisir le produit le plus intéressant à mettre en avant, ne pensez pas uniquement comme un commercial. Pensez comme un utilisateur. Quel est le produit que vous pourriez acheter en premier, et lequel vous partageriez avec vos amis ?

Le plus important est de faire en sorte que l’utilisateur n’ait pas à réfléchir longuement, qu’il n’ait pas à prendre une décision, mais plutôt que la décision soit déjà prise et qu’il n’y ait plus besoin que de son accord.

 

      Créez un design qui se charge rapidement

Oui les connexions Wifi deviennent de plus en plus rapides. Oui la 4G se développe. Mais il faut bien penser à la majorité d’utilisateurs qui n’a pas une connexion très stable, qui n’a pas de connexion 3G de qualité. Bref, pensez au fait qu’un utilisateur ne veut pas attendre à partir du moment ou il a cliqué sur le lien qui mène vers votre site. Il ne veut pas attendre lorsqu’il souhaite accéder à une catégorie ou une page produit sur votre site. L’internaute est impatient, sur Mobile comme sur Desktop. Il est donc primordial de créer un design simple, sans animations superflues qui pourraient ralentir le temps de chargement du site web. Chaque seconde de chargement supplémentaire, c’est trois fois plus d’utilisateurs qui quittent votre site web. Pensez simple et n’oubliez pas d’optimiser tous vos contenus pour qu’ils soient chargés le plus rapidement possible.

 

      Itérez, itérez, itérez…

Une fois que vous avez développé le projet, analysez les données. Il se peut qu’une utilisation que vous pensiez être la meilleure soit en réalité moins efficace que prévue. Mettez en place un plan de tracking ou utilisez des outils qui vous donnent des informations sur l’utilisation que font les utilisateurs de votre site (heat maps…). En vous aidant des retours des clients, de techniques d’A/Testing et d’outils de tracking, vous pourrez améliorer encore et encore l’expérience vécue par vos clients sur votre site web. Chez DISKO, nous adoptons la méthode du Lean UX (méthode agile) qui a pour objectif, en réunissant des petites équipes pluridisciplinaires dédiées, de pouvoir analyser de manière constante les besoins et les problèmes rencontrés afin de les résoudre de la manière la plus rapide et efficace possible. Le tout est de pouvoir échanger et tester de manière constante afin d’optimiser sans cesse les outils mis en place.

Ainsi, quand de son côté l’UX Design participe à la croissance, les données travaillées par les Growth Hackers peuvent faciliter le travail des UX Designers.

 

En bonus, nous vous proposons de découvrir LittleBigDetails, un Tumblr qui rassemble chaque jour les bonnes idées qui font la différence dans l’expérience utilisateur.

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