Les 5 commandements du graphiste


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« Non si tu veux… T’as le bon et le mauvais graphiste. Le mauvais graphiste il prend une commande il la traite… Le bon graphiste… Il prend une commande… Bon… Il la traite, mais si tu veux c’est un bon graphiste. »

Le graphisme est un métier de passion. Mais comme pour tous les métiers, il y a un savoir-faire à acquérir, surtout si l’on projette de travailler en équipe.

Aujourd’hui, nous allons résumer ce que, chez Disko, nous considérons comme les bases du métier.

 

1 • TES OUTILS TU MAÎTRISERAS

Loin derrière nous se trouve l’époque où chacun avait ses propres outils. Pour se prétendre graphiste de nos jours, il n’est même plus utile de préciser que l’on « maîtrise » la suite Adobe, tant cela coule de source.

Les plus jeunes se font la main dessus, et l’on trouve dans la faune du web des montages photos de mieux en mieux maîtrisés par le grand public. Le regard de ce dernier étant donc de plus en plus aiguisé, les graphistes se doivent d’être excellents.

C’est pourquoi la première étape pour se lancer dans le métier est de se faire la main sur les logiciels phares de la création graphique, jusqu’à se sentir parfaitement à l’aise dessus, quel que soit le poste ou l’OS utilisé.

Il est d’ailleurs très utile de sauvegarder toutes ses préférences, ses brushes, ses typos, son espace de travail, pour pouvoir l’importer et retrouver son propre environnement de travail n’importe où.

2 • LA MISE EN PAGE TU CONNAITRAS

Le design, ce n’est pas du bling bling.

L’art de créer du beau et de l’efficace dans le web est bien plus subtil que ça.

Pour les clients les plus institutionnels, pas question de fioritures graphiques et d’effets en tout genre. Il faut aller à l’essentiel, se focaliser sur la clarté, la lisibilité, et respecter une charte graphique parfois très stricte.

Dans ces cas-là, un sens aigu de la mise en page est le seul moyen de produire du contenu de qualité, tant sur l’esthétique que sur le fonctionnel.

Savoir composer avec du texte et des photos, jouer sur les sens de lectures, les espacements, pour aboutir à un rendu final clair et moderne.

Il se dit que la meilleure école pour se forger un regard là-dessus est encore le print. Les impératifs inhérents au support et à l’impression contraignent les graphistes print à maîtriser cette notion de composition.

Sinon, la solution est encore l’expérience. Les formations en école initient aux principes, aux quelques règles impératives à respecter, mais la vraie sensibilité à la mise en page vient avec la pratique.

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3 • D’OUVERTURE D’ESPRIT ET DE CURIOSITÉ TU FERAS PREUVE

Les projets sont souvent très différents, touchant des cibles diverses et variées. Il est toujours utile d’avoir son propre univers, ses affinités et son style graphique. Mais cela ne doit pas être une contrainte à l’adaptation d’un univers particulier. Il faut parfois jongler entre une application pour une marque de jouets pour enfants, un shop d’accessoires de luxe pour femmes, ou le site officiel d’un service pharmaceutique… C’est là que l’ouverture d’esprit est impérative. Savoir s’approprier les codes graphiques, s’inspirer de références, se plonger dans l’univers en question.

Rares sont les projets où un délai est accordé aux expérimentations, à la documentation. C’est pourquoi ce travail de sensibilisation et de curiosité doit être fait au quotidien pour être apte à travailler à tout moment sur n’importe quel sujet.

La meilleure méthode est d’avoir une banque de sites référents sur lesquels passer du temps. Et de rester informé des nouvelles tendances.

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4 • ORGANISÉ ET ORDONNÉ TU SERAS

Malheureusement encore aujourd’hui, un fossé sépare les études du monde professionnel. Les premiers pas d’un graphiste dans une entreprise s’avèrent souvent éprouvants à cause du rythme à tenir. Les deadlines sont régulièrement serrées et il est impératif de savoir aller à l’essentiel rapidement.

C’est là qu’apparaît toute l’importance d’être méthodique, organisé, et rangé. Les allers-retours doivent être fluides, sans avoir à refaire certaines choses ou à les chercher.

Aimer le rangement : Gros point faible de beaucoup de graphistes ! En agence, les PSD ne vous appartiennent pas et très souvent il faut les partager. Et quand la fenêtre de calques ressemble au marché aux puces de Clignancourt, et qu’il faut un casque et une lampe de poche pour déplacer deux éléments, le planning explose.

Il est même fréquent qu’un client ou un prestataire réclame les fichiers sources. Et là, c’est l’image de l’agence que le graphiste met en jeu.

• Anticiper les retours en arrière : Cris, pleurs, désespoir et points de côté à qui écrase/supprime ses calques. Le client change d’avis, revient sur ses idées, puis finalement non, oh et puis si, allez non, si ? Toujours préserver ses anciennes versions…

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5 • DES CONNAISSANCES EN HTML/CSS TU AURAS

Proposer des maquettes révolutionnaires, ambitieuses… C’est bien. Mais si c’est irréalisable en développement, c’est du travail perdu.

Quand on entre dans une chaîne de production, il est important de connaître un minimum le travail effectué en aval. Savoir comment le développeur découpe et intègre ses maquettes permet de lui faire gagner du temps. Toutes les annonces de recrutement spécifient aujourd’hui d’avoir des notions d’HTML.

Beaucoup de formations estiment qu’apprendre la technique met un plafond à la créativité. Que le graphiste qui tiendra compte des contraintes n’osera plus prendre des risques et aller au bout de ses partis pris.

Il est pourtant essentiel de prendre en compte que pour chaque création un temps de travail est alloué en fonction du budget. Et donc se lancer dans des créations trop ambitieuses peut s’avérer être une grosse perte de temps.

 

 

Ces différents points sont LA BASE du métier.

Plus vous avez d’outils en main, plus vous pourrez varier les modes de représentation et fournir du contenu visuellement riche.

C’est ensuite les affinités de chacun qui font la différence. Une large fourchette de compétences est signe de motivation, de curiosité et d’envie d’apprendre, donc go go go !

 

 

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