LeWeb’10 : petit compte rendu


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leweb LeWeb10 : petit compte rendu

La grand-messe annuelle de l’Internet organisée par Loïc Le Meur, LeWeb édition 2010, s’est achevée hier soir, après deux jours d’intense networking, ateliers, conférences et autres présentations de start-ups. Tout ça dans le froid et la neige parisiens. Que faut-il en retenir ?

Le networking avant tout

Inutile de se leurrer : à près de 1000 euros le billet d’entrée pour les start-ups, et entre 1000 et 2000 euros en tarif normal, tout le monde ne peut pas se payer une présence à LeWeb. Et à ce prix là, ce n’est pas réellement sa présence aux conférences que l’on paie, mais bien sa présence à un évènement où la crème du web mondial est présente, depuis le co-fondateur de Foursquare, Dennis Crowley, jusqu’à Marissa Mayer, la vice-présidente de Google, en passant par Jacques-Antoine Granjon, fondateur de vente-privee.com.

Intérêt majeur de cet évènement donc : le networking. Les rendez-vous s’enchainent et les cartes de visite se distribuent à tours de bras entre les quelques 3000 personnes présentes. Les étudiants cherchent des stages aux stands Google et Microsoft, et les fondateurs de start-ups cherchent des partenaires. La situation est bien résumée par Rodrigo Sepulveda, un business angel interviewé par l’Express :

Le plus important, ce ne sont pas les débats mais ce qui se passe autour. LeWeb est devenu le seul endroit en Europe où les entrepreneurs peuvent croiser des investisseurs américains.

Et c’est bien là où l’on peut dire que Loïc Le Meur et sa femme, Géraldine, ont réussi leur coup : faire de LeWeb une sorte de Sillicon Valley éphémère, et permettre à l’Europe de vivre ce que les américains vivent fréquemment là-bas, le temps de deux jours.

Le concours de startup

Pendant ces deux jours, 16 startups ont pu être mise en valeurs lors d’une sélection (sur les 400 présentes) suivie d’une remise de récompenses pour 3 lauréats + un vainqueur du prix spécial d’audience.

  • Super Marmite (France) a obtenu le prix de l’originalité. S’introduisant lui-même comme « le 1er réseau social de proximité pour acheter et vendre vos petits plats faits maison ! », Super Marmite permet à des cuisiniers amateurs de vendre leurs talents – et surtout leurs plats – à des voisins trop pressés pour cuisiner ou tout simplement mauvais cordons-bleus.
  • Waze (Israël) a obtenu le prix de la technologie. Waze édite une application smartphone de navigation collaborative : plus concrètement, un GPS qui se met à jour automatiquement en fonction des informations transmises par les autres utilisateurs et qui signale la présence de radars, embouteillages, etc.
  • Paper.li (Suisse) a obtenu le prix de la viralité. Outil permettant « d’agréger les contenus partagés sur Twitter et Facebook de manière à en faciliter la lecture », Paper.li commence à avoir un beau succès, profitant de celui de Facebook et de Twitter.
  • Enfin, Deways (France) a obtenu le prix spécial de l’audience. Service français, Deways est une plate-forme communautaire dédiée au partage de voitures entre particuliers en échange d’une compensation financière.

Au vu des 4 lauréats, un constat s’impose de lui-même : les communautés sont au coeur du Web en 2010 et le seront en 2011. L’évolution est claire : de communautés globales (Facebook évidemment), nous allons passer à des communautés de niche (Super Marmite ou Waze). Mais les briques resteront les mêmes : l’utilisateur est au centre du service et la communauté – son réseau social – gravite autour de lui.

LeWeb en est finalement l’illustration concrète grandeur nature : alors qu’il y a encore quelques années, il s’agissait d’un lieu de débats sur l’état et l’avenir du web, il est devenu aujourd’hui un immense réseau social dans lequel les membres ne font plus seulement qu’écouter mais discutent entre eux.

A noter que la majeure partie des conférences a été retransmise en direct sur Ustream et qu’elles sont encore visibles aujourd’hui sur le site.

(photo copyright L’Expansion)

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