L’algorithme Facebook : les dessous d’un mystère


Social Media

Le nerf de la guerre d’une page fan Facebook, c’est incontestablement le taux d’engagement. En d’autres termes, il s’agit du ratio entre le nombre d’interactions que les fans effectuent sur une page (like, commentaire, partage) et le nombre de fans présents sur celle-ci.

À la lecture de cette description, vous vous direz certainement que le calcul est simple, qu’il s’agit d’un simple pourcentage. Il est pourtant question d’un savant calcul imaginé par Zuckerberg et ses équipes, qui s’apparente à l’algorithme Page Rank* de Google.

algorithme L’algorithme Facebook : les dessous d’un mystère

Seulement voilà, l’algorithme Facebook est en constante évolution. Récemment, le siège de Palo Alto a annoncé une mutation de celui-ci, entraînant une chute globalisée du taux d’engagement du réseau social. Parcourons ensemble ces changements.

« Nous testons de nouvelles approches tous les jours pour déterminer la meilleure manière d’engager les gens. »
– M. Zuckerberg

Ce fameux algorithme est déterminé par l’Edgerank : il analyse ainsi les contenus publiés et sélectionne ceux qu’il juge les plus intéressants pour leur donner plus de visibilité.

Il est régi par 3 critères : l’affinité du contenu, son poids relatif et son ancienneté. C’est par le biais d’un re-paramétrage de ces critères que Facebook fait évoluer son algorithme.

2 calcul L’algorithme Facebook : les dessous d’un mystère

 

En 2012, ce paramétrage limitait la portée organique des publications d’environ 16%. En 2013, Facebook a de nouveau réduit cette portée, en expliquant que la manipulation visait à faire le tri entre les contenus « très qualitatifs » et le reste du contenu de page fan présent sur les fils d’actualité des usagers.

Cette limitation de la portée organique explique la baisse continue du taux d’engagement des pages fans. Moins de publications exposées, moins d’interactions sur les pages.

Pour les annonceurs profitant des pages fans, le seul recours pour doper l’engagement d’une page auprès de son audience était donc d’allouer un budget media.

2014 : l’algorithme mesure l’humeur des posts

La dernière évolution est encourageante, et laisse à croire que la portée organique pourra être redynamisée. L’algorithme penche désormais sur la teneur des publications, et fera mieux remonter celles qui intègrent des notions de « félicitations » et toutes ses déclinaisons.

En plus de la qualité du contenu posté, le rédactionnel prend donc une part tout aussi importante.

Cette évolution prend son sens sachant que Facebook a annoncé souhaiter mettre en avant les posts les plus populaires, et présentant donc le plus de potentiel auprès de ses usagers.

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La rumeur du patron capricieux

Pour certains, cette mutation ne relève que d’un caprice de Mark Zuckerberg, qui serait par la suite devenu une vraie directive.

Selon Business Insider, Zuckerberg aurait été surpris (ou jaloux ?) que la publication de remerciements de message d’anniversaire d’un de ses contacts remontait devant son annonce qui annonçait la naissance de sa nièce.

Zuckerberg aurait alors fait en sorte que les publications ayant une notion de « félicitation » dans le rédactionnel et dans les commentaires soient boostés et remontent plus facilement que les autres.

Info ou intox ?

Malgré le caractère bien trempé du jeune CEO, il est tout de même difficile de croire qu’il ait pris une décision si stratégique partant d’un simple coup de tête.

Quoi qu’il en soit, ce dernier reste droit dans ses bottes et signe : « Nous utilisons des données qualitatives pour mesurer toutes les activités possibles et vérifier la qualité d’un post. Nous utilisons aussi des systèmes qualitatifs afin de permettre aux gens de réorganiser leurs actualités. »

Facebook, toute une histoire… de contenu !

*Algorithme Google allant de 0 à 10, indiquant le taux de fréquentation et d’interaction entre un site web et les internautes.

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