Après la géolocalisation, place à la géoqualification


Social Media, User Experience

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Alors que l’annonce récente de Facebook d’ajouter la géolocalisation au sein de ses services fait encore frissonner les défenseurs de la vie privée et autres fervents opposants au géant américain, un pas autrement plus grand s’apprête à être franchi de l’autre côté de l’Atlantique.

Une équipe de chercheurs de New York, spécialistes d’intelligence artificielle, a en effet créé un système permettant de qualifier un possesseur de téléphone portable, uniquement à l’aide de données concernant ses déplacements. Concrètement ? Il sera possible de déterminer une somme de données sur le propriétaire d’un téléphone (son âge, son sexe, sa classe sociale, etc.) juste en analysant les mouvements de celui-ci.

Et qui dit innovation technique dit bien souvent monétisation. C’est en substance ce que s’est dit une partie de l’équipe de chercheurs, qui a décidé de monter Sense Network, start-up destinée à vendre ce système, et dont les premiers clients seront probablement des agences de publicité/marketing  et des e-commercants. Quoi de mieux, en effet,  que de disposer de données utilisateurs ultra-qualifiées pour diffuser ses offres promotionnelles et commerciales ?

Premier service lancé par Sense Network, Macrosense va permettre aux agences et entreprises d’identifier des groupes influents, de comprendre le comportement de certains utilisateurs et d’en prévoir les conséquences, ou encore de personnaliser des recommandations en se basant sur des utilisateurs similaires.

Si une telle innovation va forcément entrainer une levée de boucliers du côté des défenseurs de la vie privée, elle amène aussi à réfléchir sur l’utilisation concrète qui pourra en être faite. Si Sense Network a déjà pensé à des applications (CitySense, en bêta à San Francisco, et permettant aux noctambules amateurs de soirées de répondre à la question « où est ce que les gens vont maintenant ? »), nul doute que ne vont pas tarder à fleurir bon nombre d’applications, voire d’agences dédiées, exploitant ses données.

On peut ainsi légitimement penser que les premiers à utiliser la géoqualification seront les services utilisant la géolocalisation  aujourd’hui (dis moi ou, aka-aki…), en faisant des services ciblés et super efficaces.

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